Le passe sanitaire et les tests de dépistage payants vont-ils fausser le suivi de l’épidémie ?

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LA VÉRIFICATION – Chaque jour, les épidémiologistes en France basent leurs calculs sur des tests effectués de manière spontanée. À partir du 15 octobre pourtant, le dépistage deviendra payant, sauf avec ordonnance. Les courbes épidémiques seront-elles toujours un indicateur valable ?

LA QUESTION. Depuis l’entrée en vigueur du passe sanitaire le 9 août, les centres de dépistage sont pris d’assaut. Les quelque 28% de Français non-détenteurs d’un schéma vaccinal complet n’ont que ce moyen pour accéder aux restaurants, bars, musées, cinémas ou pour se déplacer en train. Entre le 9 et le 15 août, Santé publique France relevait ainsi une moyenne explosive de 800.000 tests effectués chaque jour, contre seulement 300.000 débuts juillet. Cet afflux soudain ne risque-t-il pas de s’effondrer d’un coup lorsque, le 15 octobre prochain, les tests deviendront payants ? Faudra-t-il alors craindre une pénurie de données épidémiologiques, ajouté à un nombre de cas positifs faussement à la baisse ?

VÉRIFIONS. Tout d’abord, si le coût du test PCR ou antigénique n’a pas encore été fixé par les autorités, il s’annonce à coup sûr largement dissuasif. En l’évoquant, Gabriel Attal était clair sur les intentions de l’exécutif : pousser plus de Français vers la vaccination, en limitant

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