États-Unis – Affaire Cuomo: la PDG de Time’s Up démissionne

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Publié27 août 2021, 02:00

Accusée de complaisance envers l’ex-gouverneur de New York, Tina Tchen a annoncé jeudi soir sa démission du mouvement créé par des célébrités pour défendre les femmes contre le harcèlement.

Image d’archive de Tina Chen.

Getty Images via AFP

La PDG du mouvement Time’s Up, créé par des célébrités pour défendre les femmes contre le harcèlement, a démissionné jeudi après avoir été accusée de complaisance envers l’ex-gouverneur de New York, Andrew Cuomo, lui-même poussé au départ après de nombreux témoignages.

«Diriger Time’s Up a été une expérience très enrichissante et nous avons beaucoup accompli ensemble pour rendre meilleures les conditions de travail des femmes à travers le pays», a écrit Tina Tchen sur son compte Twitter en annonçant sa démission.

Mais l’avocate, qui fut aussi cheffe de cabinet de Michelle Obama lors de son passage à la Maison-Blanche, estime que le moment est venu de laisser la place. «Il est temps pour Time’s Up d’évoluer et d’avancer (…) Il est clair que je ne suis pas la dirigeante qui peut accomplir cela à l’heure actuelle», poursuit-elle, reconnaissant que sa présence à la tête de l’organisation est un «facteur de division».

Même si elle ne l’évoque pas explicitement, son départ est directement lié à la récente polémique qui a poussé cette semaine le gouverneur démocrate de l’État de New York, Andrew Cuomo, à démissionner en raison d’accusations de harcèlement.

Mission ratée

Des médias américains ont en effet affirmé que Tina Tchen avait bloqué la publication d’une déclaration de Time’s Up en soutien à Lindsey Boylan, la première femme à avoir pris publiquement la parole pour accuser Andrew Cuomo de harcèlement sexuel.

L’ex-présidente de Time’s Up, Roberta Kaplan, avait elle aussi démissionné récemment après des informations affirmant que son cabinet d’avocats défendait un proche de Andrew Cuomo et que Roberta Kaplan elle-même était intervenue dans cette affaire. D’anciens membres de Time’s Up et des victimes d’abus sexuels étaient ainsi montés au créneau, accusant l’organisation d’avoir failli à sa mission de protéger les femmes.

Initiée par un manifeste signé par 300 femmes de Hollywood le 1er janvier 2018, au lendemain des révélations de l’affaire Weinstein, Time’s Up appelait à «un changement de perception et de traitement des femmes dans notre société». Un après, l’organisation avait levé plus de 22 millions de dollars pour un fonds de soutien juridique aux victimes de harcèlement, qui a bénéficié à des milliers de femmes.

(AFP)

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