Le dégel du permafrost menace aussi les milieux marins

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TRÉSORS ET FLÉAUX DU PERMAFROST (4/6) – Avec le réchauffement, la glace fond et déverse d’énormes quantités de sédiments, matières organiques et débris divers. Son impact est encore mal connu sur la qualité des eaux et les écosystèmes aquatiques.

Il occupe un cinquième de la surface terrestre et enserre les hautes latitudes de ses mains de glace. Mais le géant fragile est capable, s’il dégèle, du pire (libérer des gaz à effet de serre, des virus enfouis depuis des millénaires, déverser son eau douce dans les océans) comme du meilleur (dévoiler des trésors archéologiques). Voyage au cœur du permafrost.

En hiver, on ne peut accéder par la mer au vaste delta du Mackenzie. Les brise-glace n’osent pas s’approcher de l’embouchure du plus grand fleuve canadien, qui s’écoule dans l’océan Arctique. La zone est peu profonde et mal cartographiée. Pour s’y rendre en avril 2019, les scientifiques du projet Nunataryuk – littéralement «de la terre à la mer», en langues inuites – ont donc utilisé des hélicoptères et des motoneiges. L’objectif de l’équipe de l’Université Laval, au Québec, était de recueillir sous la glace des échantillons d’eau afin d’étudier sa composition avant la grande crue du printemps.

«À partir du mois de juin, le dégel progressif

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