Football – Le LS et le syndrome Bradbury

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Publié5 mars 2022, 14:59

Comme l’Australien lorsqu’il a été sacré champion olympique de short-track en 2002, il faudra aussi que ses adversaires y mettent du leur pour que le club vaudois réussisse à se maintenir. A commencer par le FC Zurich ce soir (20h30)?

Pour freiner puis dépasser Marko Kvasina et le FC Lucerne, Elton Monteiro et le LS doivent non seulement interrompre au plus vite leur série négative mais aussi espérer que leurs principaux adversaires y mettent un peu du leur.  

Martin Meienberger/freshfocus

En théorie, avec seulement six points de retard sur le FC Lucerne alors qu’il en reste encore 36 en jeu, le Lausanne-Sport conserve toutes ses chances d’arracher ce neuvième rang synonyme de barrage.

Dans la pratique, les choses semblent toutefois beaucoup plus compliquées. Battus lors de leurs huit dernières sorties en Super League – avec seulement deux buts inscrits en 720 minutes de jeu – les Vaudois ne peuvent désormais plus qu’espérer un petit miracle pour inverser une spirale infernale qui semble sans fin. Un défi d’autant plus ardu à très vite réussir qu’ils s’apprêtent à recevoir ce samedi (20h30) le FC Zurich, un leader euphorique qui ne semble pas prêt à lâcher l’occasion, inespérée en juillet, de fêter le treizième titre de champion de son histoire, le premier depuis 2009, obtenu sous la direction de Bernard Challandes.

Mais comme tout peut toujours arriver dans le sport, les joueurs du LS se doivent d’écouter les conseils que Christian Constantin a glissé aux oreilles du directeur sportif de la Tuilière, Souleymane Cissé. «Je lui ai dit que rien n’était jamais vraiment fini avant la fin et qu’il fallait sans cesse lutter, a raconté le boss du FC Sion. J’ai moi aussi eu ces périodes de galère dont on ne sait pas toujours comment sortir. Si j’étais eux, je n’abandonnerais pas. Six points de retard alors qu’il en reste 36 en jeu, cela se rattrape.»

Pour s’en convaincre, Alain Casanova pourrait rappeler à son équipe l’incroyable histoire du patineur australien Brandon Bradbury aux JO 2002. A Salt Lake City, il ne figure même pas dans liste des principaux outsiders dans la course aux médailles sur la distance de 1000m en short-track. A 34 ans, le patineur de vitesse pense avoir laissé passer sa chance huit ans plus tôt, à Lillehammer, où il faisait partie des grands favoris. Ensuite, une série de blessures – parfois graves – avait mis un gros frein à ses ambitions.

Pour la dernière grande épreuve de sa carrière, Brandon Bradbury ne nourrit presque aucun espoir, tant une place parmi les cinq finalistes apparaît alors utopique. Dominé en quarts de finale, l’Australien profite d’une chute puis de la disqualification d’un concurrent mieux classé pour se hisser en demi-finales. A nouveau distancé dans cette course, il voit sa place en finale acquise in extremis suite à une chute impliquant trois de ses adversaires.

En finale, opposé à quatre concurrents nettement meilleurs que lui, Bradbury cherche à tenir le rythme du quatuor avant de céder à deux tours de la fin.  Mais dans le dernier virage avant la ligne d’arrivée, une nouvelle chute collective offre la médaille d’or au champion olympique le plus invraisemblable de l’histoire.

Un coup de main de suffira pas

On ira pas jusqu’à dire que les chances du LS d’assurer son maintien en Super League sont aujourd’hui aussi faibles que celles de Brandon Bradbury de remporter ce titre olympique en short-track, en 2002. Mais ce qui est certain, c’est que les Vaudois auront eux aussi besoin d’un bon et involontaire coup de main de Lucerne et Cie pour s’en sortir. En plus, bien sûr, d’une bonne série de résultats positifs d’ici au 22 mai prochain de leur côté.

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