«L’obligation vaccinale pourrait alimenter le sentiment de défiance»

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ENTRETIEN – Le chercheur à l’Inserm, Jeremy Ward, suggère de développer une campagne de proximité, en y consacrant des moyens financiers, pour atteindre les Français non encore vaccinés.

Sociologue à l’Inserm, Jeremy Ward est spécialiste des attitudes à l’égard des vaccins et des controverses vaccinales.

LE FIGARO.- Comment expliquez-vous qu’après une année de crise, la moitié des Français ne semblent pas pressés de recevoir une première dose du vaccin?

Jeremy WARD.- Le nombre de personnes déclarant avoir l’intention de se faire vacciner a beaucoup progressé depuis le lancement de la campagne: la défiance vaccinale ne concerne plus que 20 % des Français aujourd’hui (contre 55 % en décembre). Leurs doutes portent sur la sécurité du vaccin et sur son efficacité. Leur résistance est aussi liée à la perception de la dangerosité de la maladie. Cela explique que seuls 60 % des 25-34 ans ont l’intention de se faire vacciner, contre 90 % des plus de 65 ans.

Que dire des 30 % restant?

Certains souhaitent être vaccinés, mais ils ne trouvent pas le temps parce qu’ils ont des semaines difficiles avec des enfants en bas âge par exemple. D’autres ne sont pas très motivés, mais ne refuseraient

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