Le réchauffement climatique pourrait-il influer sur notre pratique sportive ?

A lire absolument

Un récent rapport du WWF France alerte sur le fait que l’augmentation progressive des températures pourrait faire perdre jusqu’à deux mois d’activité sportive par an aux Français.

«Impact irréversible», «canicules extrêmes», sécheresse… Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) n’a pas eu de mots assez forts pour décrire les futurs impacts du réchauffement climatique sur notre planète, dans un projet de rapport révélé fin juin. Si le quotidien de la population mondiale pourrait être bouleversé dans les années à venir, cela concerne également la pratique sportive. Un autre rapport, mené cette fois par WWF France avec le soutien financier du ministère des Sports, adresse une nouvelle mise en garde : la hausse des températures pourrait bien faire perdre jusqu’à deux mois d’activité sportive par an aux Français.

La branche française de l’ONG a étudié deux scénarios d’évolution climatique : l’un au cours duquel la température mondiale augmenterait de 2°C et l’autre de 4°C. De fait, l’une des premières conséquences visibles du réchauffement climatique réside dans l’augmentation des températures et la multiplication des vagues de chaleur, comme récemment au Canada. En considérant que la pratique sportive est déconseillée au-dessus de 32°C, le WWF France a donc calculé que les Français perdraient 24 jours de pratique sportive dans le premier scénario et deux mois dans le second.

Vers la fin des performances sportives ?

Au-delà des activités en elles-mêmes, l’étude s’inquiète de l’avenir de certaines structures sportives, vouées à disparaître. Se basant sur le rapport du Giec, qui estime que le niveau de la mer pourrait encore s’élever d’un mètre ou plus dans un monde à +4°C, le WWF craint que l’érosion côtière et les inondations accélérées mettent en danger les sites d’activités nautiques. Ainsi, si la température augmente de 4°C, un quart de ces clubs devraient être délocalisés, note l’ONG. Les épisodes de sécheresse, plus intenses et plus fréquents, pourraient aussi avoir un impact sur les pelouses de stade. Enfin, la hausse des températures pourrait également «signer la fin des performances sportives», imagine Isabelle Autissier, la présidente d’honneur du WWF France, qui se demande «comment battre de nouveaux records dans ces conditions».

Elle appelle donc les acteurs du sport à «montrer l’exemple» en rendant «les espoirs de changements crédibles et atteignables» et en s’engageant «dans l’action climatique et la préservation de l’environnement». L’étude du WWF propose d’ailleurs deux recommandations. Tout d’abord que «l’ensemble des activités du monde du sport soient alignées avec les objectifs de réduction de l’impact sur le climat (accord de Paris) et la biodiversité» Pour ce faire, l’ONG demande aux instances sportives d’intégrer «des exigences environnementales dans tous les aspects du sport» et d’accompagner «la transition écologique du sport». Le rapport conseille également au secteur du sport de se mobiliser «pleinement pour la protection de l’environnement à l’instar des mobilisations contre les discriminations».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Dernières nouvelles

envoyer et recevoir des textos avec Android

Avec l'application Votre téléphone de Microsoft intégrée...

Plus d'articles comme celui-ci